Provences-Alpes-Côte d'Azur
Des chemins au service du patrimoine historique
En suivant les voies antiques, (Via Domitia, Via Aurélia…), retrouver les grands sites témoins de la civilisation latine : Arles, Glanum, Fréjus, Cimiez mais également les traces des peuples qui ont précédé les romains sur la terre provençale : hommes préhistoriques (grotte Cosquer) Gaulois Celto ligures dans le Parc Naturel Régional des Alpilles et Grecs de Marseille
La Voie Domitia ou GR®653D

438 km De Montgenèvre à Arles
22 jours de marche
Altitude maximum : 1850 mètres juste après la frontière italienne.2 m altitude minimum
Altitude Minimum : le point le plus bas du sentier est proche de 2 mètres d’altitude, à l’arrivée à Arles, dans les Bouches-du-Rhône.
Dénivelé Total : le dénivelé cumulé positif sur l’ensemble du parcours est important, environ 10 500 mètres à 13 700 mètres selon les sources.
L’histoire : la via Domitia suit une partie du tracé de la voie Domitienne ancienne voie romaine construite à partir de 118 avant J-C.
Elle devait permettre la circulation rapide des troupes pour consolider les conquêtes notamment celles de la Gaule Narbonnaise (future Provence et Languedoc) et assurer les liaisons avec la péninsule ibérique déjà conquise où elle se prolongeait par la via Augusta qu’elle rejoignait au col de Col de Panissars et jusqu’à Cadix.
Les historiens et géographes grecs de l’Antiquité, comme Polybe, mentionnaient déjà cette route mythique des marchands et des héros le long des côtes du Midi.
Voie d’abord militaire puis commerciale elle deviendra au cours des siècles chemin de pèlerinage entre Rome et Compostelle.
La Légende : La Voie Héracléenne.

Selon la légende grecque, cette voie aurait été utilisée par le demi-dieu Héraclès (Hercule pour les Romains) lors de son retour depuis les confins occidentaux du monde alors connu (Cadix) vers son pays la Grèce après avoir volé le troupeau du Géant tricéphale Géryon ; accomplissant ainsi le Xème de ses douze travaux.
La Voie Aurelia ou GR®653A
393 km de Menton à Arles de Menton- Arles
20 jours de marche
Altitude maximum : environ 796 mètres.
Altitude Minimum : 0 mètres, car le sentier prend son départ sur la côte méditerranéenne à Menton.
Dénivelé cumulé positif (montée totale) : le dénivelé total sur le parcours est d’environ 7 410 à 8 667 mètres, ce qui en fait un itinéraire avec des sections montagneuses importantes, notamment dans les Alpes-Maritimes et le Var.
Son tracé a servi de base à de nombreuses routes, et elle est aujourd’hui reconnue comme la Voie Aurélienne (GR®653A), un important chemin de pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle, reliant Menton à Arles.
L’histoire : La Via Aurelia est une voie romaine majeure. Mise en chantier en 241 av. J.-C par Caïus Aurelius Cotta consul de la République romaine, avec comme objectif initial de relier Rome à la côte tyrrhénienne. Sous l’empereur Auguste (autour de 13 av. J.-C.), elle est prolongée jusqu’à Arles (Arelate) en Gaule,
Son importance stratégique fut essentielle. En raccourcissant la route vers l’Espagne (Hispanie), elle permettait d’éviter le passage difficile du Col du Montgenèvre.
Elle permît le contrôle et pacification des nouvelles provinces des Alpes-Maritimes et de la Gaule Narbonnaise.
Elle facilita le transport de l’information centrale ; Le cursus publicus (le service postal romain arrivait à parcourir environ 70 kilomètres par jour.
La Légende : la Via Aurelia, en tant que voie romaine est davantage associée à des faits historiques et à des vestiges archéologiques qu’à des légendes spécifiques et bien établies comme celles entourant la voie Domitia.
Cependant, les légendes et les histoires qui lui sont liées proviennent de deux sources principales :
Les mythes liés aux sites antiques qu’elle traverse. Le Trophée des Alpes (La Turbie) : c’est le grand marqueur de la voie. Il commémore la victoire de l’empereur Auguste sur les tribus alpines (13 av. J.-C.), symbolisant l’établissement de la Pax Romana et sécurisant la route côtière pour le prolongement de la Via Aurelia (Via Julia Augusta).
Les traditions provençales qui ont converti, la voie Aurelia en chemin de pèlerinages. (GR®653A).
La Sainte-Baume et Marie-Madeleine : la voie passe et fait étape à Saint Maximin, une cité liée à la tradition de Marie-Madeleine qui aurait passé les dernières années de sa vie en Provence, faisant de cet axe un lieu de dévotion.
Les Alyscamps (Arles) : cette nécropole légendaire, à l’époque où l’on croyait qu’une mise en terre près de saintes reliques assurerait le salut, fit d’Arles un centre reconnu de regroupement de pèlerins.
En bref, l’histoire et les traditions de la Voie Aurelia racontent la transition de la puissance militaire romaine vers la spiritualité chrétienne sur un axe de communication millénaire.
Les Alyscamps (Arles)
La voie phocéenne
Marseille –Arles
127km
6 jours de marche
Initiée par l’Association Provençale Pour Compostelle (APPC) en 2000 en concertation avec les associations voisines des Alpilles et Paca-Corse un nouveau chemin de Saint Jacques a trouvé progressivement sa place dans l’univers jacquaire. Destiné à l’origine aux jacquets marseillais le chemin très rapidement dénommé Voie Phocéenne a été chaleureusement accueilli par tous les randonneurs provençaux.
La voie phocéenne part aujourd’hui du Vieux Port (Eglise des Accoules) et se dirige vers La Batarelle, plan de Campagne, Ventabren, La Fare les Oliviers rejoint la voie Aurelia à Salon-de-Provence.
La basilique Notre-Dame de la Garde
Des chemins à la rencontre d’une culture
Dans le Sud les us et coutumes sont profondément enracinés dans la vie quotidienne. Ils reflètent l’âme méridionale. Pour rencontrer cette âme il faut savoir prendre le temps de rencontrer les gens. C’est ce que permet la marche à pied. Cette technique douce d’itinérance peut se pratiquer toute l’année dans notre région. L’automne, l’hiver et le printemps sont cléments et propices aux longues marches ; l’été caniculaire est déconseillé. La saison estivale passée la fréquentation touristique diminue favorisant ainsi la rencontre avec les habitants.
L’esprit du Sud c’est :
La Convivialité des marchés provençaux, de soirées calendales, des olivades, des oursinades et autres sardinades.
Les traditions : Noëls provençaux et crèches vivantes, ailloli de la mi-carême, Fête du costume et élection de la reine d’Arles, fêtes de bergers et concours de chien gardien de troupeaux, courses camarguaises et abrivades.
La nostalgie joyeuse lors des fêtes locales célébrant les métiers d’autrefois.
Berger et transhumances, Olives et meuniers…fontaines et lavandières…
Des chemins au service de la nature
De la montagne à la mer, des Alpes méridionales aux étangs de Camargue les voies du Sud serpentent dans une grande variété de paysages sans jamais exiger des qualités sportives hors du commun. Toujours dans le respect propre à leur pratique de la randonnée, les pèlerins font vivre les territoires qu’ils traversent tout en étant leurs messagers.
Un environnement exceptionnel
Des Parcs naturels régionaux (PNR) Longés ou traversés
PNR des Alpilles, Un joyau intemporel.
PNR de Camargue, échappées dans des étendues sauvages
PNR du Lubéron, Un bouquet de senteurs
PNR de la Sainte-Baume, Terre de ressourcement
PNR Corse, Nature et culture
Un besoin de nature.
La randonnée est l’une des activités les plus complètes et les plus accessibles pour répondre au besoin de nature ressenti par la population, car elle agit à la fois sur le bien-être physique, mental et émotionnel en offrant une immersion totale.
L’expression de ce besoin est multiple : il est à la fois intellectuel (prise de conscience des enjeux) et émotionnel/personnel (désir de contact physique avec la nature pour le bien-être.
Mode de la randonnée*. La randonnée est le sport le plus pratiqué en France et son attractivité est en croissance constante en 2025, phénomène amplifié par la recherche de bien-être post-crise sanitaire et la prise de conscience environnementale.
27 millions de Français se disent randonneurs (plus de 56% des 18-80 ans) (9 millions de plus qu’en 2014)

46% des pratiquants marchent au moins une fois par semaine.
81% se situent à un niveau de pratique considéré comme moyen à avancé
69% des Français connaissent les itinéraires de Grande Randonnée.
RTT. Le Phénomène des « Micro-Vacances ». L’acquisition de jours de RTT a accentué le développement du tourisme de proximité et des courts séjours (2 à 4 nuits) avec pour conséquence de permettre aux Français en activité de s’offrir des escapades régulières (souvent 3 à 4 fois par an en dehors du grand départ estival) sans consommer leurs semaines entières de congés payés. Ce temps de repos fragmenté est celui qui profite le plus aux activités de pleine nature, favorisant ainsi la découverte et la pratique d’activités dans les Parcs Naturels Régionaux (PNR)
Des chemins au service d’un monde en recherche d’authenticité

Recherche de sens. Prendre du temps pour soi, s’extraire de la tourmente du monde en marchant… « Marcher, c’est engager un dialogue silencieux entre la terre et l’esprit. Dans un monde saturé de vitesse et de sollicitations numériques, la marche s’impose comme une forme de résistance spirituelle. En ralentissant le pas, le marcheur finit par ralentir ses pensées,
dépouillant peu à peu l’ego de ses artifices pour retrouver une nudité intérieure. Qu’elle soit pèlerinage millénaire ou simple errance dans les bois, la marche transforme l’effort physique en une prière du corps, prouvant que le mouvement le plus simple est souvent le chemin le plus court vers soi-même. »
Réduction du stress et bien – être mental.
Marcher pour se poser ! le paradoxe n’est qu’apparent, il permet dans un premier temps de sortir de sa zone de confort, celle des habitudes, puis dans un deuxième temps d’accéder à une certaine forme de liberté. La marche en augmentant l’oxygénation du cerveau génère un flottement libérateur qui facilite la réflexion.
Réduction du cortisol : des études ont montré que passer du temps dans des environnements naturels (comme la forêt ou la montagne) diminue significativement les niveaux de cortisol, l’hormone du stress.
Diminution des ruminations : marcher en pleine nature, loin des distractions des écrans et du bruit de la ville, permet de réduire les pensées négatives et l’agitation mentale. Libération d’endorphines : Comme toute activité physique, elle stimule la production d’endorphines et de sérotonine (hormones du bonheur et du bien-être), améliorant l’humeur et luttant contre l’anxiété.
Faire connaitre, développer, promouvoir les voies du Sud c’est s’ouvrir à tous ceux qui recherchent une autre façon de se connaitre et de connaitre le monde.
C’est aussi porter au de-là des frontières l’image d’une Région singulière, riche de son passé, fière de son présent et confiante en son avenir.
Les voies du Sud au service de la Culture et des Hommes.